Comment prévenir le cancer ?

Le WCRF (World Cancer Research Fund International) est l’instance mondiale regroupant les études de recherches effectuées sur le sujet du cancer : c’est un référence pour tous les professionnels de santé.

Ils viennent de publier un tableau récapitulatif des bonnes pratiques alimentaires ayant prouvé (haut niveau de preuves) avoir un impact sur la prévention contre le cancer.

http://www.wcrf.org/int/research-we-fund/continuous-update-project-findings-reports/continuous-update-project-cup-matrix

 

 

 

Ce tableau montre l’influence :

  • du sur-poids (marqué par l’indice de masse corporelle et la mesure du tour de taille et du ration taille/hanche) dans de nombreux cancers
  • de la consommation de boissons alcoolisées dans les cancer de la gorge, du larynx, de l’oesophage, du foie, du colon, du sein…
  • de la consommation de viandes rouges ou transformées dans le cancer du colon et du rectum
  • positive de la consommation de légumes et fruits
  • positive de l’allaitement sur le cancer du sein
  • de la pratique d’activité physique sur de nombreux cancers
  • des aflatoxines (toxines produites par certaines moisissures) dans le cancer du foie
  • du beta carotène (présent dans des compléments alimentaires donnés aux fumeurs) dans le cancer du poumon….

Encore une fois, le meilleur des conseils est de manger équilibré et de varier les plaisirs.

Consultez un diététicien pour analyser votre alimentation et recueillir des conseils afin de l’optimiser.

 

 

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Etes-vous en carence alimentaire ?

Une carence alimentaire est un manque de nutriments lié à un défaut d’apport suffisant ou d’assimilation de ce nutriment ou encore lié à une perte ou dépense trop importante par rapport aux apports.

On ressent souvent une grande fatigue, des difficultés à se concentrer, une dépression mais cela peut aussi se traduire par un visage très pale, une perte de cheveux ou d’appétit… Les symptômes sont variables.

Les carences les plus courantes sont :

  • la carence en fer : elle touche principalement les femmes et peut entrainer une forte fatigue, irritabilité. Cette carence a un impact direct sur les globules rouges dans le sang qui deviennent moins nombreux ou plus petits.
  • la carence en magnésium caractérisée aussi par une grande fatigue mais aussi des crampes ou des spasmes musculaires.
  • la carence en vitamine D : cette vitamine est produite par notre organisme grâce aux rayons du soleil sur notre peau. Une carence est courante durant les mois d’hiver et plus particulièrement chez les enfants et personnes âgées mais les adultes sont aussi concernés. Or la vitamine D aide le calcium à se fixer sur les os ou les dents par exemple.

Alors comment les éviter ?

C’est là que l’alimentation variée et équilibrée prend tout son sens.

Si vous mangez tous les jours la même chose, vous n’aurez pas la possibilité d’assurer l’apport de tous les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de votre organisme.

Mais si vous mangez varié : découvrir de nouveaux légumes ou fruits de saison, manger de la viande blanche, rouge mais aussi du poisson gras et maigre, des coquillages, déguster des féculents différents à chaque repas et décliner les sources de matières grasses : beurre, huiles végétales de noix, de colza, d’olive… vous multipliez vos chances de combler vos besoins en différents nutriments.

Le mieux est de faire évaluer votre alimentation par un diététicien qui vous dira si votre alimentation est assez variée et équilibrée pour satisfaire tous vos besoins.

Quand avons-nous recours aux compléments alimentaires ?

Parfois une carence installée depuis quelques temps et plus importante est difficile à combler, rapidement, avec l’alimentation seule. Aussi certains compléments, choisis par des professionnels de santé peuvent être une aide précieuse.

Ces professionnels de santé vérifient de façon quantifiable et mesurable l’efficacité du traitement de la carence qu’il soit par le biais de l’alimentation ou de compléments.

N’hésitez pas à faire le point sur votre alimentation avec un diététicien…

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Perdre du poids avec un régime végétarien

L’été est bel et bien là. Les fruits et légumes de saison sont beaux, colorés, attractifs et diversifiés.

L’occasion ou jamais de manger plus sainement et d’en profiter pour perdre un peu de poids superflu.

Une étude récente* de l’institut d’endocrinologie tchèque a montré l’efficacité d’un régime végétarien par rapport à un régime standard, pour perdre du poids, chez les diabétiques de type II (en surpoids). Les patients soumis au régime végétarien ont eu plus de facilités à le suivre et ont perdu deux fois plus de poids que les autres soumis à un régime standard de restriction alimentaire.

Attention cependant que la restriction alimentaire soit accompagnée d’activité physique afin de ne pas perdre de masse musculaire.

Alors pour cet été, profitez des légumes et fruits de saison, naturellement riches en fibres, rassasiants. Ajoutez des féculents complets, type riz complet, pâtes complètes ou quinoa ; sans oublier d’assaisonner avec une vinaigrette à base d’huile de noix et d’ajouter des graines (noix, amandes, sésame) dans vos assiettes. Parfumez-les avec de la coriandre ou du basilic ou de la ciboulette ou du citron…

*paru le 10 Juin dans le Journal of the American college of Nutrition. The effect of a vegetarian vs conventional hypocaloric diabetic diet on thigh adipose tissue distribution in subjects with Type 2 Diabetes : a randomized study
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Le jeûne et la perte de poids

Vous êtes nombreux à me poser la question en consultation.

Nelly : Que pensez-vous de l’efficacité du jeûne dans la perte de poids ?

L’expérience m’a montré que l’on avait peu d’efficacité.

Le corps étant confronté à une restriction calorique trop importante va chercher à récupérer aux prochains repas. Il a gardé en mémoire les périodes de famine de l’humanité et le cerveau dit : « le corps a été privé de calories alors je vais stocker pour faire face à la prochaine famine ».

Aujourd’hui, une étude conduite par plusieurs universités américaines comparant deux types de régime sur 100 patients obèses a été publiée dans le Journal of the American Medicine Association.

Un groupe était soumis à une réduction calorique de 25 % et un autre à un jeûne intermittent.

Les résultats montrent que les deux groupes ont perdu du poids mais que le groupe soumis au jeûne a vu beaucoup plus d’abandon du régime.

Conclusion : le meilleur régime n’est pas celui de la plus grande restriction mais celui qui est le plus facile à vivre afin de le tenir plus longtemps.

C’est pourquoi, je ne parle pas de régime à mes patients mais d’équilibre alimentaire : nous avançons ensemble vers des changements d’habitudes alimentaires que nous installons sur le long terme.

 

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Nouvelles recommandations nutritionnelles

L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Alimentaire d’Alimentation de l’environnement et du Travail) a publié cette semaine les nouvelles recommandations nutritionnelles pour la population française.

Vous vous souvenez, c’est de ces recommandations que viennent les 5 portions de fruits et légumes par jour, 3 produits laitiers par jour, entre autres…

Par ces conseils, l’ANSES cherche à ce que la population couvre ses besoins nutritionnels afin de se maintenir en bonne santé, grâce à une alimentation saine.

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Voici les messages clé de cette nouvelle publication :

  • Manger plus de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots, flageolets…). Au moins 50 g par jour en moyenne. Ces aliments permettent d’apporter des fibres mais aussi des minéraux et vitamines : ils ont une forte densité nutritionnelle : un bon apport de macro et micro nutriments.
  • Limiter l’apport de viande rouge (en les remplaçant, par exemple, par des légumineuses) : pas plus de 500 g / semaine, et de charcuterie (pas plus de 25 g / jour).
  • Limiter les jus de fruits. Un verre de jus de fruits (même fraîchement pressé) ne correspond pas à un fruit entier. L’apport de fibres est bien moins important avec un jus de fruits. Préférez un vrai fruit !
  • Préférez les huiles végétales sources d’oméga 3 comme l’huile de colza ou l’huile de noix pour assaisonner vos salades et pas pour la cuisson.
  • Préférez les céréales complètes aux produits à base de céréales raffinées (pain blanc, riz blanc…)
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Chocolat : faut-il vraiment s’en priver ?

Quel plaisir de pouvoir déguster un bon morceau de chocolat !

Chocolate. Black chocolate. A few cubes of black chocolate. Chocolate chunks. Chocolate bar pieces. ** Note: Shallow depth of fieldDoit-on avoir mal conscience pour autant ?

 

 

 

 

 

Le chocolat a une composition intéressante nutritionnellement parlant :

100 g chocolat noir à 70 % de cacao contiennent 9 g de protéines, 42 g de lipides, 33 g de glucides et 7 g de fibres mais aussi 170 mg de magnésium et des polyphénols…

Il est clair que ces teneurs en sucre et matières grasses en font un aliment à consommer avec modération mais il a aussi d’autres intérêts :

  • Les matières grasses : ce sont, en partie, des matières grasses de bonne qualité dont certaines contribuent à diminuer le cholestérol total et le LDL cholestérol.
  • Le magnésium qui permet, entre autres, de contrôler le stress mais aussi intervient dans les contractions musculaires. Les adultes ont besoin de 330 à 450 mg de magnésium par jour.
  • Les polyphénols sont des anti-oxydants puissants. Ils aident nos cellules à lutter contre le vieillissement ou leur détérioration par oxydation. Ils permettent aussi de lutter contre les maladies cardio-vasculaires en réduisant la tension artérielle et en contribuant à une meilleure fluidité du sang. Mais ils sont sensibles à la chaleur. Les fabricants de chocolat comme nous, les consommateurs devons veiller à ne pas le chauffer à plus de 60°C pour en garder les qualités nutritionnelles.

Enfin une étude a montré que l’indice de masse corporelle des enfants grands consommateurs de chocolat (plus de 20 g/j) était plus bas que celui des non- consommateurs. Surement des goûters plus sains sont à l’origine de ces résultats.

Alors, sous prétexte de régime, ne vous privez pas du morceau de chocolat qui vous fait envie.

 

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