Cholestérol : tout n’est pas lié à l’alimentation…

Le cholestérol souffre d’une bien mauvaise réputation. On entend souvent les gens dire : » Je fais un régime car j’ai du cholestérol….” Bien sûr que vous avez du cholestérol, heureusement ! Nous en avons tous car nous en avons besoin…

A quoi sert-il ? D’où vient-il ?

Savez-vous que notre organisme produit lui-même du cholestérol ? Le cholestérol venant de notre alimentation ne représente qu’une petite partie du cholestérol présent dans notre corps (30 %).

Clarifions un peu tout ça…IMG_0847

Notre organisme utilise le cholestérol pour plusieurs choses :

– il est un des composants des hormones sexuelles (progestérone, œstrogène, testostérone) et des corticoïdes (hormones produites dans glandes surrénales)

– il intervient dans la production des sels biliaires qui participent à la digestion des graisses animales

– il est précurseur de la vitamine D, intervenant entre autres dans l’utilisation du Calcium par notre organisme.

– il fait partie de la membrane de nos cellules et favorise leur fluidité et étanchéité.

En bref, le cholestérol sert à beaucoup de choses alors quand est ce qu’il devient mauvais ?

Bon et mauvais cholestérol ?

Le cholestérol est transporté dans notre organisme par des lipoprotéines :

– les HDL : mode de transport du cholestérol des tissus vers le foie où il est recyclé. Ce HDL est qualifié de “bon cholestérol” car il permet de réguler le taux de cholestérol en l’emmenant vers son point de recyclage et d’évacuation…

– les LDL transportent le cholestérol du foie aux tissus utilisateurs. Lorsque ces LDL sont en excès et s’accumulent dans les vaisseaux sanguins. Ceci entraine une réaction en chaine complexe aboutissant à la formation d’un athérome : plaque fibreuse, lipidique qui se colle aux vaisseaux sanguins et diminue leur diamètre.
C’est là qu’il y a un risque de formation de caillots sanguins et un risque de thrombose pouvant entrainer infarctus du myocarde ou accidents vasculaires cérébraux.

Nous ne sommes pas tous égaux face au cholestérol !

Il y a un facteur génétique important. Certains sont de grands producteurs de cholestérol et d’autres non.

Que faire si on a trop de cholestérol ?

Grands producteurs ou non, des changements de notre comportement, une meilleur hygiène de vie peuvent aider à diminuer le taux de cholestérol ou les facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires :

– une activité physique régulière réduit la quantité de LDL et augmente les HDL

– limiter la consommation d’acides gras saturés

– réduire la consommation de produits riches en cholestérol : Cervelle, œufs, abats, foie gras, beurre, crème fraîche, charcuteries, fromages…

 

Le cholestérol ne se trouve que dans les produits d’origine animale :

Mangez plus de fruits et légumes…

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Idées de gouters

1. Vous avez du temps :

– Faites un quatre-quart : le vôtre contient des matières nobles (beurre), bien différentes des gâteaux industriels (huile de palme)
– Faites leur des crêpes : elles ont le mérite d’apporter aussi du lait et donc du calcium si important pour la croissance des enfants
– préparez une salade de fruits colorée
– préparez avec eux des petits sablés la veille qu’ils pourront déguster avec fierté

– préparez un pudding ou une crème caramel…IMG_0845

2. Vous n’avez pas le temps de préparer le gouter

– Proposez aux fruits : clémentines, pommes, raisins…
– pensez aussi aux fruits secs : attention en plus petite quantité car ils sont concentrés
– proposez des morceaux de fromage : emmenthal, brie, comté…
– emmenez des petits sachets de céréales petit-déjeuner nature : vous pouvez même mettre du lait dans le sachet directement

3. Vous ne pouvez pas vous assoir pour gouter

– Coupez des morceaux de pommes dans une boite : plus facile à manger
– préparez des brochettes de fruits frais : ludique
– pensez aux compotes en gourde, yaourts à boire, petits suisses en tube mais pas tous les jours : ils sont très sucrés
– et le morceau de pain, beurre et chocolat… un classique bien meilleur que des biscuits…

4. Soyez originaux

– pensez au pain d’épices
– pensez au milkshake à la banane
– prenez du pain pita fourré de fromage frais
et pourquoi pas des carottes, des tomates cerise.

Et n’oubliez pas : variez les plaisirs !

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Coup de gueule : arrêtez de nous vendre des produits hors de leur saison ! Ces produits trouvent-ils vraiment acquéreurs ?

Regardez un peu ce que j’ai trouvé dans le supermarché du coin ce Samedi 16 Février :

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Qui va acheter ces tomates cœur de bœuf vertes en Février ?

Quelle déception pour les acheteurs de ses fraises hors de prix qui n’ont aucun goût !

Combien de tomates vont être jetées à la poubelle en fin de journée car n’ayant pas trouvé acquéreur ?

Arrêtons ce gaspillage !

Achetons des légumes de saison plus riches en goût et ayant des propriétés nutritives plus intéressantes…

Car non, les fruits et légumes cultivés en serre n’ont pas les mêmes propriétés nutritives que les légumes cultivés en plein champ.

Sous serre, on limite la formation des fibres végétales pour ralentir ou contrôler la croissance de la plante : ceci limite l’incorporation des minéraux et de la synthèse de vitamines.

On cultive également hors saison sur des substrats artificiels contenant exactement ce dont la plante a besoin. La plante grandit plus vite mais le fruit est fade, sans goût et il a été prouvé qu’ils sont moins riches en vitamines que les légumes cultivés en plein champ.

La teneur des fruits et légumes en vitamines et minéraux est aussi liée à bien d’autres facteurs comme la maturité de la plante (les fruits sont malheureusement cueillis bien avant leur maturité), les conditions de transport et de stockage.
En effet, la production des glucides du fruit dépendent de l’exposition au soleil, la production de vitamines est maximum à la maturité de la plante… Cette concentration en vitamines diminue avec le temps après la cueillette et en fonction des conditions de stockage.
Plus on cueille les fruits ou légumes tôt, moins ils ont synthétisé de vitamines et plus on tarde à les livrer sur les points de vente et plus le taux de vitamines diminue encore.

Fuyons donc ces fruits et légumes de supermarché et privilégions les légumes de saison des producteurs locaux.

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Compotes, jus de fruits ou fruits frais ?

Et bien non, ce n’est pas la même chose !

1. Rien ne vaut le fruit entier

“Une pomme par jour éloigne le médecin”bigstock-Water-splash-on-fresh-fruits--15038090

Il contient des glucides, certes mais aussi des fibres, des vitamines… tout en ayant une faible densité énergétique : je m’explique…
En mangeant une pomme, vous mangez un produit ayant peu de calories mais vous apportant tout de même :

  • un sentiment de satiété car vous mangez un produit avec un certain volume et qui contient des fibres
  • des glucides naturellement présents dans le fruit
  • des fibres contribuant aussi à la bonne santé des bactéries naturellement présentes dans notre intestin qui aide à la digestion
  • de la vitamine C
  • des minéraux : Magnésium, Calcium, principalement
  • mais aussi de l’eau : les fruits contiennent 90% d’eau en moyenne.

En mangeant le fruit entier, nous mastiquons ce qui permet à notre cerveau de réaliser que l’on mange, d’activer notre digestion et de contribuer au phénomène de satiété. La mastication aide aussi au développement de la mâchoire des enfants.

2. La compote

Non, la compote, ce n’est pas la même chose. C’est une façon cuisinée de manger des fruits mais ça ne remplace pas le fruit entier.

D’une part, il y a du sucre dans la compote, pas seulement le sucre naturellement présent dans le fruit.
La compote ne permet pas de mâcher, elle ne favorise pas la mastication du jeune enfant. Elle n’a pas du tout le même effet satiétogène car les fibres sont altérées. Les vitamines du fruit cuit sont également altérées.

3. Le jus de fruits

Le jus de fruits ne doit pas systématiquement remplacer le fruit de la règle d’or : “manger 5 fruits et légumes par jour”. Comme la compote, le jus de fruits n’a plus autant de fibre, il ne contient pas autant de vitamines que le fruit entier.

 

De la même façon, un yaourt aux fruits ou un gâteau aux fruits ne comptent pas dans les 5 fruits et légumes par jour.

Alors à la sortie de l’école, préférez des quartiers de fruits coupés à vos enfants plutôt que des compotes sucrées et pré-mâchées…

Et vous, mangez une pomme comme collation de la journée plutôt que des barres chocolatées…

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Coup de gueule sur la traçabilité ! Comment nous protéger ?

dindonQuelle actualité ! Encore un scandale dans l’agro-alimentaire…
Et c’est nous consommateurs qui avons juste l’impression d’être les dindons de la farce !

Un petit rappel sur l’actualité : La société Comigel produit les plats surgelés pour la marque Findus, mais aussi Picard, Carrefour… Comigel a commandé sa viande à la société française Spanghero. Le contrat stipulait que la viande devait être de la viande de bœuf originaire d’Allemagne, d’Autriche ou de France. Finalement, via de nombreux intermédiaires (dont un trader chypriote et un autre hollandais), on découvre que la viande venait de Roumanie et contenait de la viande de cheval, bien moins chère.

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Image issue du Figaro, le 10 Février 2013

1. Pas d’inquiétude au niveau de la santé du consommateur

Il ne s’agit pas de viande avariée,  mais il s’agit de tromperie : le texte ingrédient annonce de la viande de bœuf et on doit donc retrouver de la viande de bœuf dans le plat cuisiné.

2. N’existe t-il pas des garanties pour éviter ce genre d’erreurs ?

Aujourd’hui, les grandes sociétés agro-alimentaires sont toutes certifiées, une garantie de la qualité de leur gestion. Chaque matière première fait l’objet d’un cahier des charges précis : sorte de contrat entre le fournisseur et le client. La traçabilité de la viande plus particulièrement fait l’objet d’étiquetage très strict.
La certification sous-entend aussi de nombreux audits réalisés en interne et en externe. Bien sûr, on ne peut pas tout vérifier mais cet outil est tout de même très performant.

La question est : ne fait-on pas trop confiance en ce système de certification ? Cette histoire nous montre bien que rien n’est acquis.
La faute de Comigel est de ne pas avoir contrôlé la filière jusqu’au bout. Au cours des audits internes, on contrôle les étiquettes des matières premières et leur concordance avec le produit commandé et son cahier des charges. D’autres audits de fournisseurs, faits en parallèle permettent de valider leurs sérieux. Mais encore une fois, tout ceci ne garantit pas la fiabilité du système à 100 %.

Le grand problème ici est le nombre impressionnant d’intermédiaires pour l’achat de la viande.

Et qu’est-ce que fait la DGCCRF, instance française de contrôle ? Toujours la même rengaine : pas assez nombreux, pas assez de moyens. Ils font des contrôles mais d’un autre coté, ils ne peuvent pas être partout.On se dit toujours qu’ils ne sont pas au bon endroit…

3. Comment en est-on arrivé là ?

Encore une fois le hic, c’est la multitude d’intermédiaires. Qu’est-ce que des traders viennent faire dans l’approvisionnement des entreprises, me direz-vous ? Il faut dire que les sociétés agro-alimentaires commandent des tonnes et des tonnes de viande. Une économie de quelques cents au kilo aura des conséquences considérables dans les comptes des entreprises. Vu le contexte économique actuel, chaque acteur de l’entreprise cherche à faire quelques économies mais ici en oubliant le plus important : l’origine et la qualité du produit.
Les négociations de prix ne devraient pas empêcher de garantir l’origine des produits. Selon moi, ces deux sujets ne sont pas liés et l’un de devrait pas empêcher l’autre.

4. Alors comment faire pour nous protéger ?
Achetons local… Faisons les lasagnes nous-même à la maison en achetant notre viande chez notre boucher de quartier qui affiche clairement l’origine de sa viande et le nom du producteur.
Oui cette viande est plus chère mais ne vaut-il mieux pas en manger un peu moins souvent mais être sûrs de sa qualité ?

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Tous dans le jus…

Les jus de fruits vendus dans le commerce sont très différents les uns des autres : pas facile de s’y retrouver.

Que se cache t-il sous les noms “nectars, jus à base de concentré…”?

Voici quelques éléments pour vous aider !jus carrefour

Les jus sont classés en différentes catégories :

1.  Les jus frais vendus au rayon frais avec des dates limite de consommation plus courtes :
Ils ne contiennent que du jus. Le traitement thermique qu’ils ont subi est plus court ce qui fait qu’ils ne peuvent pas se garder longtemps. Ce traitement thermique est aussi plus doux et permet donc de moins altérer le produit.

2.  Les jus vendus au rayon des liquides :

  • Le jus 100 % pur jus pressé vendu au rayon : il contient 100 % de jus. Les oranges sont cueillies, pressées et subissent un traitement thermique pour une plus longue conservation. Le jus est emballé directement et transporté tel quel.
  •  Le jus à base de concentré : il contient 100 % de fruits : pas de sucre ajouté. Ce nom est lié à son mode de fabrication. En effet, les oranges sont cueillies, pressées ; le jus subit un traitement thermique et est concentré. Il est transporté concentré. Plus tard, au moment du conditionnement en brique, on ajoute de l’eau au concentré pour reconstituer le jus de fruits.
  •  Le nectar : quel doux nom que “nectar” ! Effectivement, le nectar est doux car il contient du sucre ajouté au jus concentré. Au moment de la reconstitution du jus, le producteur ajoute du sucre et de l’eau.
    Le jus ne représente souvent que la moitié du mélange au final.

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  • D’un point de vue diététique, les jus de fruits ne sont pas égaux.
    Privilégiez les jus sans sucre ajouté. Les traitements thermiques altèrent la vitamine C mais vous remarquerez que souvent, les producteurs rajoutent de la vitamine C à la reconstitution du jus pour compenser cette perte.

Pensez à regarder les étiquettes, vous serez surpris !

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